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Quelles sont les origines de la Saint-Sylvestre ?

On connaît tous le réveillon de la Saint-Sylvestre ! Synonyme de fête, le 31 décembre est l’occasion de saluer l’année qui se termine et d’accueillir en grande pompe la nouvelle, autour de festins et de beaux cadeaux 🎁.

Mais que sait-on vraiment de cette célébration ? Quelles sont les origines du si attendu réveillon, et qui est donc ce fameux “Saint-Sylvestre” ? Fizzer a ressorti ses manuels d’Histoire, pour comprendre les origines de cet évènement incontournable ! 🧐

Qui était Saint-Sylvestre ? 

Statue de Saint-Sylvestre

Sylvestre, Saint-Sylvestre ou même Sylvestre 1er, était un Romain, également connu pour avoir été le 33ᵉ pape de la Chrétienté. Il est également à l’origine de nombreuses basiliques romaines. Saint-Sylvestre vécut à la même époque que l’empereur Constantin, qui fut le premier empereur romain à se convertir au Christianisme. Selon une légende médiévale, c’est Saint-Sylvestre lui-même qui aurait guéri l’empereur Constantin d’une lèpre incurable, en le baptisant. Face à ce miracle, l’empereur se serait alors converti sur-le-champ au Christianisme. Saint-Sylvestre aurait d’ailleurs accompli bien d’autres prouesses : la légende raconte qu’il aurait terrassé un dragon et ressuscité un taureau ! 

Saint-Sylvestre aura vécu très longtemps, en restant pape pendant près de 22 ans. Il dirige l’Église à une époque tumultueuse, et ne quitte son rôle qu’au moment de sa mort, survenant le 31 décembre 335. Preuve de son succès : à sa disparition, Saint-Sylvestre se fait canoniser, sans avoir été martyrisé au préalable (c’était l’usage, à l’époque.)

Pourquoi Saint-Sylvestre est-il associé au 31 décembre ? 

On l’aura donc compris : Saint-Sylvestre était un personnage illustre. Mais cela n’explique pas l’origine du réveillon, ni même pourquoi la Saint-Sylvestre marque la fin de l’année. À cette question, peu de réponses vraiment tranchées, jusqu’à aujourd’hui ! 

Ce qui est sûr, c’est que le 31 décembre n’a pas toujours été le dernier jour de l’année, sauf pour les Romains. On constate sur le calendrier julien (créé en 45 avant J.-C.) que le 31 décembre marquait déjà à l’époque la fin de l’année dans la Rome antique.

En revanche, c’était loin d’être le cas pour toutes les civilisations ! À Lyon, le dernier jour de l’année était le 25 décembre, et le 25 mars à Vienne, par exemple. Ce n’est qu’en 1564, avec l’édit de Charles IX, que le 31 décembre est proclamé “dernier jour de l’an” en France.

Pourquoi fête-t-on le réveillon ? 

Credits : Lienyuan Lee

Il semblerait que les célébrations du Nouvel An soient tout droit venues de la Rome antique, sans toutefois avoir un quelconque lien avec l’époque de Constantin et de Saint-Sylvestre ! En effet, bien avant l’ère de Jésus-Christ, les Romains avaient déjà pour habitude de célébrer la fête des sigillaires clôturant les Saturnales – des festivités rendant hommage au Dieu Saturne, ayant lieu une semaine avant le solstice d’hiver. 

À cette époque-là, le 31 décembre est déjà proclamé “dernier jour de l’année” par Jules César. Le but de ces fêtes étant de se réunir autour de festins conviviaux pour célébrer la fin de l’année. Cela rappelle… nos fêtes actuelles, oui oui !

Empire Romain, l’hommage à Janus

Si chaque nouvelle année est synonyme d’espoir et de nouveau départ, ce n’est pas dû au hasard ! Nous devons, encore une fois, ces croyances à la Rome antique. Le mot “janvier” viendrait lui-même du latin “Janus”, en référence au Dieu romain symbolisant les commencements et les fins. Également appelé “Dieu des portes” ou de la “transition”, Janus aurait été doté de deux têtes, lui permettant de voir devant et derrière lui. Pratique 🙃.

Pourquoi fait-on du bruit lors du passage à la nouvelle année ?

Feu d'artifice a la Saint Sylvestre

Que l’on soit à Paris, à Londres ou à New-York, les festivités du réveillon se ressemblent toujours un peu. À minuit, moment fatidique où l’on passe au 1er janvier, on n’a plus qu’un seul mot d’ordre : hurler la bonne année, sortir manifester sa joie, à grands coups de klaxons, de feux d’artifice… 

Saviez-vous que cette tradition existe, en réalité, depuis presque toujours ? Même à l’époque romaine, la coutume était de sortir, à chaque réveillon, pour accueillir la nouvelle année avec fracas. Casseroles, instruments de musique… Tout était bon pour entamer la nouvelle année en fanfare ! L’objectif de cette démarche ? Chasser les mauvais esprits de l’année achevée, pour accueillir la nouvelle dans de bonnes conditions. Un poil superstitieux, mais efficace, si la coutume a perduré jusqu’à nos jours !  

Pourquoi s’offre-t-on des cadeaux à Noël ? 

Cadeau 31 decembre

Une fois encore, nos générations n’ont pas inventé la poudre ! Depuis l’époque de Jules César, les Romains avaient déjà pour rituel de s’échanger des pièces et des médailles à l’occasion de la nouvelle année, et plein d’autres bonnes choses : figues, miel, dattes… Ces offrandes n’avaient qu’un but : marquer la nouvelle année par le signe de la prospérité

D’où vient la légende du gui ?

Branche de gui sur porte d'entree

Ce n’est un secret pour personne : se souhaiter la bonne année sous une feuille de gui porterait bonheur ! C’est, en tout cas, ce que la légende raconte. Mais d’où vient cette légende, d’ailleurs ? 

En réalité, le gui a toujours eu cette aura magique, depuis l’époque des druides. La raison est simple : si le gui a toujours été perçu comme sacré, c’est parce qu’il n’a pas de racines ! Il ne s’agit pas là d’une plante ordinaire, que l’on trouve dans la terre. Un gui ne se plante pas : on le cueille sur les chênes, sur lesquels il pousse exclusivement. Rebaptisée “rameau d’or” par les druides, la plante était cueillie avec la plus grande des précautions, notamment avec une serpette d’or, pour ne pas risquer d’abîmer le gui ! 

Se souhaiter une bonne année sous une feuille de gui revenait donc, à l’époque, à s’assurer qu’on passera une bonne année. Cette légende a su traverser les siècles : au Moyen-Age, on l’accrochait au plafond pour protéger son foyer ! Aujourd’hui, il est toujours recommandé d’accrocher des branches de gui à ses portes et fenêtres. La plante a toujours été et restera, sans nul doute, synonyme de prospérité et de bonheur. 

Si la Rome antique n’a pas fini de nous fasciner par sa mythologie et ses légendes, elle a sans aucun doute marqué profondément notre société actuelle, en inspirant notamment le fameux soir du réveillon ! L’art de vivre romain vous a inspiré(e) ? N’hésitez pas à faire comme nos ancêtres romains, et accueillez la nouvelle année 2021 avec un joli présent, comme une belle carte de voeux personnalisée !